Mercredi 23 juillet 2008
Depuis l'arrivée des grosses chaleurs, Eliott, dit Saroumane ou le Pacha s'est installé près de l'abris de Perplexe avec son nouvel ami Lucius. Il faut signaler que l'endroit, particulièrement ombragé, est probablement l'un des plus frais du site. Sept heure est la meilleure heure pour une rencontre. Généralement, il dort encore, à un moment où l'hôpital n'est pas encore devenu une fourmilière bruyante sous la fournaise.
L'occasion de répondre à l'interrogation de notre amie Maï qui il y a quelques jours nous interrogeait sur son devenir...


 
par Eric publié dans : La vie des chats de l'hôpital
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Samedi 19 juillet 2008

C'est Emilie qui ce matin, assurait le nourrisage de nos protégés. Le week-end est toujours un moment privilégié, un peu comme les matins très tôt. L'hôpital y est pratiquement désert, et les chats sont plus visibles, plus détendus. C'est ainsi qu''Emilie a pu voir aux lauriers, deux des petits chatons de Sille II, là même où l'année dernière évoluaient Hannibal et Salambô. Nous les avions perdu de vue ces derniers temps. Ils étaient trois à l'origine. Tous ceux qui aiment les chats auraient eu comme Emilie, l'envie de tenter leur trappage afin de ne pas les laisser là, afin de leur donner une chance comme nous l'avons fait depuis un an pour tous ceux que nous avont fait adopter. Mais la logistique ne suit pas. Six chatons sont en cours de sociabilisation et ne sont prêts de libérer les places au chaud qu'ils occupent. Pour la première fois nous devons nous résoudre. Pour la première fois nous devons regarder ces petites boules de poils en nous rendant à l'évidence, en nous disant que non, eux ne seront pas sauvés, eux resterons sur le site s'ils y survivent et au mieux ils seront stérilisés puis relâchés lorsqu'ils auront atteint l'âge de l'opération. Cruelle réalité lorsqu'il nous faut faire le constat de nos limites, de notre impuissance et faire semblant d'être indifférent...

par Eric publié dans : La vie des chats de l'hôpital
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Lundi 14 juillet 2008

Symphonie avait probablement plus de neuf mois quand nous l'avions repérée pour la première fois l'année dernière, alors que nous nous occupions de Sylha et de sa portée : Mi bémol, Fa dièse, Melchior et Harmonie. Pas d'attributs mâles : Symphonie était donc une femelle. Une chatte assez sympa et peu craintive. Le temps a passé. nous avions envie de lui donner sa chance à elle aussi, mais plus tard, quand nous aurions résolu le problème de gastro. Nous la perdions parfois de vue durant des semaines et puis elle ressurgissait, facilement reconnaissable pour nous avec sa robe tigrée et blanche. Nous savions aussi que nous devions la stériliser afin d'éviter qu'elle ait une portée. Mais faute de moyens humains et de temps, nous n'avons pu mener à bien cette tache et à la fin du printemps, nous avions revu à plusieurs reprises cette chatte blanche et tigrée, les mamelles pendante, trainant toujours autour de neuro et de l'endroit où nous avons récupéré Indie, Loustic et Scapin.

Coup de théatre hier matin. Symphonie est là lorsque s'enclenche la discussion sur Dimitri. J'évoque Symphonie et sa portée récente, la nécessité de la stériliser et mon interlocutrice me regarde avec étonnement. Je passe alors pour un con, vu qu'elle m'assure que Symphonie est un mâle et qu'il a été castré et identifié au printemps dernier. Symphonie est à moins d'un mètre de moi et je peux effectivement deviner la présence d'un tatouage dans son son oreille droite.
il faut donc rebaptiser Symphonie en Symphony mais si je veux bien passer pour un con, je ne suis quand même pas fou. De plus, Dimitri + Symphony , nous avons vraiment de quoi passer pour une équipe de bras cassés incompétents pour mon interlocutrice. En rentrant chez moi, je passe en revue les photos de Symphonie prises fin avril lorsque je l'ai aperçue avec ses mamelles pendantes. Le résultat de mes recherches est là :

Voici donc Symphony :




Et voici Symphonie :



Ce qui est rassurant dans cette histoire c'est que je ne suis pas fou. Nous avons donc affaire à Symphony et à Symphonie. La leçon à en tirer c'est que nous ne passons pas suffisamment de temps à observer les chats présents sur le site et que par conséquent, un chat tigré avec du blanc dans le secteur de neuro est un chat tigré avec du blanc et le fait que l'un ait une dominante blanche sur la cuisse arrière gauche et sur la tête par rapport à l'autre ne nous a pas vraiment interpelé...
par Eric publié dans : La vie des chats de l'hôpital
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Dimanche 13 juillet 2008
Photos des derniers jours...

La nouvelle doyenne, Arpège, chatte édentée que nous devons nourrir avec de la pâtée...


Lucius, plus connu jusque là comme "papa d'Electron", et qui non seulement ne détale plus quand il voit un humain l'approcher mais se laisse parfois caresser... Lucius, longtemps solitaire est devenu le grand copain d'Elliott, le pacha avec qui nous le surprenons depuis quelques jours, faisant leur sieste côte à côte, sous le regard de Perplexe...



Un nouveau venu à la robe étrange : sera t'il uniquement de passage ou bien parviendra t'il à se faire une petite place sur le site ?


Autre "pensionné" du secteur neuro  : Charly ou Tango ? J'ai bien du mal à les différencier...


Et puis, et puis... Dimitri...


Dimitri n'a pas fini de faire couler beaucoup d'encre et je n'ai pas non plus fini de me prendre en pleine figure l'épisode de son trappage suivi de sa relache.
Ce matin, une infirmière de neuro que je ne connaissais pas et qui s'occupe des chats de ce secteur, a encore enfoncé le clou, histoire de réveiller un peu l'amertume et la culpabilité, au cas où elles auraient eu tendance à s'assoupir, ce qui n'est pas le cas. Et je sais que je l'aurais fait à sa place et à juste titre. Au moins je sais que je ne suis pas tout seul à être amer au sujet de Dimitri. 
Cet épisode matinal met certes le doigt là où cela fait mal, mais il témoigne de l'attachement  profond et protecteur de certains membres du personnel hospitalier pour les matous de l'hôpital, ce qui en soit est rassurant. Il témoigne aussi que nous n'avons pas droit à l'erreur. Pas tant parce qu'une erreur peut entacher la crédibilité de notre action : que valent  en effet 30 chats retirés d'autres endroits de site et bien placés, pour un protecteur qui voit notre seule tentative sur son secteur se solder par un gâchis ? Nous n'avons pas le droit à l'erreur parce que nous n'avons tout simplement pas le droit de gâcher les chances d'un matou.

En tous cas, il s'avère que tous ceux qui s'occupent des chats de l'hôpital ne se connaissent pas encore. Nous avons notre expérience de la sociabilisation. D'autres connaissent bien mieux que nous certains matous. C'est sans doute en unissant nos potentiels, que nous parviendront à assurer à chacun de ces petits félins, le cadre de vie et la protection qui correspondent le mieux à ce que nous seront parvenus à saisir d'eux.
par Eric publié dans : La vie des chats de l'hôpital
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Vendredi 9 mai 2008
Nous vous en avions parlé. nous savions qu'ils étaient nés. Trois petits chatons sont sortis du vide sanitaire situé dans la courette de gastro et ont pointé leur petite truffe à l'extérieur. Nath m'a ainsi indiqué en avoir vu un cet après-midi lors de son tour des points de nourrissage, et le personnel présent a confirmé le nombre. Chatons de Soma ? Chatons de Crystal ? Nous ne le savons pas pour le moment, bien que la dernière hypothèse semble la bonne... Appel est lancé aux familles d'accueil potentielles...
par Eric publié dans : La vie des chats de l'hôpital
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Vendredi 2 mai 2008
Il y a ceux que nous avons sortis du site de l'hôpital, que nous avons soignés et placés et dont nous vous donnons régulièrement des nouvelles. Il y a ceux qui attendent en famille d'accueil, depuis parfois trop longtemps, qu'un doux foyer s'ouvre à eux.Il y a ceux qui sont encore sur place et pour lesquels nous espérons pouvoir un jour, être en mesure de leur offrir leur chance.
Il y a aussi ceux qui resteront, parce qu'ils ont su conquérir un petit bout de territoire où ils sont en sécurité, même si cette expression peut se révéler bien aléatoire, voire dérisoire en un tel endroit.
Il y a enfin ceux qui resteront, mais sur qui la menace est permanente. Parmi ces chats, trop nombreux, le père et le fils, Electron et son papa. Des chats qui n'auront pas eu de chance, trop doux et trop timides pour avoir un réel avenir dans l'enceinte de l'hôpital, qui n'y trouvent pas leur place ou qui devront vite quitter celle qu'ils occupent aujourd'hui. Comme son père, Electron fuit le contact humain, inapprochable : l'humain reste pour eux un être hostile dont ils se gardent tous deux. Dommage...


par Eric publié dans : La vie des chats de l'hôpital
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Vendredi 25 avril 2008
Le sort de Dimitri n'a pas fini de me plonger dans l'amertume. J'avais vécu sa relache sur le site de l'hôpital à l'époque de Noël comme un échec personnel. Il n'y a rien de pire que d'être contraint de relacher dans la nature un chat dont on sait qu'il est doux, gentil, alors que vous connaissez son énorme potentiel de sociabilisation et qu'un adoptant s'était manifesté, tout cela, faute de structure d'accueil et de sociabilisation adéquate. Certes.

Mais il y a quelques semaines, Nath s'était inquiétée. En allant nourrir les chats de l'hôpital, elle était tombée sur Dimitri et avait tenté de l'amadouer tout en l'observant. Verdict : Dimitri n'avait pas de tatouage dans l'oreille. Question immédiate : s'il n'est pas tatoué, et-il castré ? A priori nous savions que les chats évoluant autour de "neuro" étaient pris en charge par une autre association que les Amis du chat de Cabestany : peut-être cette association se contentait-elle de stériliser sans identifier ?

Hier, lors d'une rencontre avec Irène et Nathalie, infirmières au service "endocrino", j'ai eu confirmation : Dimitri n'a non seulement pas été identifié mais il n'a jamais été castré. Le fait que Dimitri n'ait jamais été castré me permet certes de comprendre pourquoi ce furieux besoin de sortie, ce besoin de quitter au bout de 3 semaines sa chambre de sociabilisation et ce confort qu'il semblait tant apprécier, en voyant mes chats évoluer sous sa fenêtre dans le jardin. Mais loin de me rassurer quant à l'échec de l'expérience avec Dimitri, cette révélation ne fait qu'accroître ma culpabilité. Durant 3 semaines, je l'ai caressé, je lui ai donné à manger à la main, je l'ai vu, couché sur un lit de la maison, et pourtant, pas un instant je n'ai remarqué son absence de tatouage, et pire encore, qu'il n'était pas castré! Le poil mi-long angora n'est pas une excuse. Comment ai-je pu ainsi passer à côté de cet état de fait ?
Quel énorme gachis !

Ce matin, vers 9 heures, j'ai revu Dimitri, profitant des premiers rayons de soleil d'une matinée estivale. Il s'est rapidement enfui à mon approche, se réfugiant derrière les grilles du centre de transfusion sanguine où il vit désormais avec plusieurs mâles. Je l'ai trouvé fatigué, amaigri, et son magnifique poils blanc angora est désormais bien sale et bien terne... le sort de Dimitri n'a pas fini de me hanter... s'y ajoute désormais une lourde culpabilité...





par Eric publié dans : La vie des chats de l'hôpital
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Jeudi 10 avril 2008
Après-midi nourrissage avec tentative de trappage. La rencontre espérée est celle avec Faenor. Faenor n'est pas là, mais Nath et moi installons la cage, avant d'aller faire le tour des points de nourrissage. Première rencontre au travers des vitres du jardin central, avec Petit Cerbère...

Il n'y a pas que Petit Cerbère au jardin central. Boromir, Lilith, Petitjean sont là aussi. Mais dès que nous pénétrons dans l'enceinte, tout ce petit monde s'enfuie et regagne le vide sanitaire.
Direction ensuite, le laurier central : Electron s'éloigne aussitôt...

 
















En revanche, et bien que les gamelles soient encore pleines, Scille n'est pas indifférente à notre présence...



Personne en vue en revanche côté neuro... sauf bien sûr monsieur perplexe, nonchalamment installé sur le capot d'une voiture et que visiblement, nous dérangeons dans sa sieste...



Retour par le point central, où Scille semble mieux apprécier nos croquettes que celles qui lui ont été apportées le matin par Laura. Tant qu'à faire, les pattounes dans la gamelle, c'est mieux pour manger...



Nous passons par la courette de gastro... et là, surprise...


Crystal, Soma et leur copain Béryl sont de sortie !...


Les deux minettes sont enfin de retour ! Et visiblement bien minces. Elles ont donc mis bas comme nous le pressentions. Ma présence ne semble pas les importuner. En revanche, l'arrivée de Nath fait détaler tout ce petit monde aux abris. De toute évidence, il faudra confier les trappages futurs à quelqu'un d'autre !

Retour case départ vers chez Faenor. Nous croisons le petit Mali, et toujours au travers des vitres du jardin central, nous surprenons la belle Lilith...


Nous décidons d'installer une seconde cage de trappage, cette fois dans le jardin central... sous l'oeil vigilant de Petitjean réfugié dans son vide sanitaire...


Faenor ne s'est guère montré et personne ne se montrera intéressé au jardin central par notre seconde cage. Nous rentrerons bredouille, encore une fois, mais assez satisfaits de nos rencontres du jour, à une heure où habituellement, les chats sont bien discrets...
par Eric publié dans : La vie des chats de l'hôpital
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Mercredi 9 avril 2008
Crystal, Soma et Symphony ont disparu. Elles sont désormais invisibles. Pour les deux premières qui ont élu domicile dans le vide sanitaire de la courette de "gastro", nous savions qu'elles étaient pleines. Ce week-end, le personnel qui s'occupait d'elles à confirmé nos impressions. Personne ne les voit plus. Depuis 3 semaines pour Soma, une dizaine de jours pour Crystal. Il est probable que les minettes ont mis bas ces derniers jours et qu'elles sont désormais terrées au fond d'un sous-sol avec leur progéniture. Survivront-elles ? Telle est la question. Si tel est le cas, dans combien de jours les verrons-nous pointer leur petit museau ? Et leurs chatons ? Les verrons-nous remonter rapidement sains et saufs en surface ? Subiront-ils le triste sort de la pauvre Tagada ? Attendront-ils six mois comme Sony, pour que l'instinct de survie les guide vers l'extérieur ? 
Le temps des naissances est malheureusement venu. Le tour viendra aussi de Salomé, la maman d'Hannibal et Salambô qui traine toujours, solitaire, sur le site. Mais les chats se montrent désormais bien méfiants face à une cage de trappage. Nous avons également repéré un nouveau point de nourrissage, placé vers la direction générale, derrière Médecine B, par une "mère nourricière". Croquettes bien sûr, mais surtout dés de jambon, steack haché et petits plats mijotés. Tout ce qu'il faut pour y déplacer les populations et assurer leur "gavage", incompatible avec la réussite des trappages.
Avec le printemps, ce n'est pas seulement le temps des naissances qui est arrivé. C'est aussi celui des migrations. Ainsi, Elliott et Dimitri se sont réfugiés sur un nouveau territoire, en retrait du reste du site et inaccessible. Le papa d'Electron est revenu trainer du côté de neuro. Côté jardin central enfin, un nouveau venu : un beau chat bleu type chartreux...
par Eric publié dans : La vie des chats de l'hôpital
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Mercredi 19 mars 2008

Mâle ? Femelle ? Nous ne le savons pas. C'est dans la cour de Médecine B interne, là où l'année dernière sont nés Maïko et Silence, que Faenor a élu domicile depuis septembre. Nous l'avons photographié(e) au travers les vitres de la cour, lors d'une tentative de trappage infractueuse. Nous l'avons aussi trouvé bien fatigué. Nul doute que sous ce splendide pelage, nous ne découvrions un petit corps ayant un sérieux besoin de se remplumer. Le (la) trapper pour stérilisation, certes, mais après ?

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Présentation

  • : Le blog des chats de l'Hopital de Perpignan
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  • : chats adoption Perpignan hopital protection animale chatons sauvetage stérilisation adopt loisirs
  • : Depuis de nombreuses années, des chats errants vivent sur le site de l'hopital St Jean de Perpignan. Les travaux du nouvel hopital, la fermeture systématique des lieux où ils avaient l'habitude de se réfugier et dont ils sont chassés par le biais de fumigènes, la prolifération, l'interdiction faite au personnel de les nourrir, en font désormais des animaux en survie. une poignée de bénévoles a entrepris leur sauvetage. Ce blog raconte ce sauvetage. Il est dédié à Moïse, petit chaton de 3 […]
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