L'occasion de répondre à l'interrogation de notre amie Maï qui il y a quelques jours nous interrogeait sur son devenir...

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C'est Emilie qui ce matin, assurait le nourrisage de nos protégés. Le week-end est toujours un moment privilégié, un peu comme les matins très tôt. L'hôpital y est pratiquement désert, et les chats sont plus visibles, plus détendus. C'est ainsi qu''Emilie a pu voir aux lauriers, deux des petits chatons de Sille II, là même où l'année dernière évoluaient Hannibal et Salambô. Nous les avions perdu de vue ces derniers temps. Ils étaient trois à l'origine. Tous ceux qui aiment les chats auraient eu comme Emilie, l'envie de tenter leur trappage afin de ne pas les laisser là, afin de leur donner une chance comme nous l'avons fait depuis un an pour tous ceux que nous avont fait adopter. Mais la logistique ne suit pas. Six chatons sont en cours de sociabilisation et ne sont prêts de libérer les places au chaud qu'ils occupent. Pour la première fois nous devons nous résoudre. Pour la première fois nous devons regarder ces petites boules de poils en nous rendant à l'évidence, en nous disant que non, eux ne seront pas sauvés, eux resterons sur le site s'ils y survivent et au mieux ils seront stérilisés puis relâchés lorsqu'ils auront atteint l'âge de l'opération. Cruelle réalité lorsqu'il nous faut faire le constat de nos limites, de notre impuissance et faire semblant d'être indifférent...
Symphonie avait probablement plus de neuf mois quand nous l'avions repérée pour la première fois l'année dernière, alors que nous nous occupions de Sylha et de sa portée : Mi bémol, Fa dièse,
Melchior et Harmonie. Pas d'attributs mâles : Symphonie était donc une femelle. Une chatte assez sympa et peu craintive. Le temps a passé. nous avions envie de lui donner sa chance à elle aussi,
mais plus tard, quand nous aurions résolu le problème de gastro. Nous la perdions parfois de vue durant des semaines et puis elle ressurgissait, facilement reconnaissable pour nous avec
sa robe tigrée et blanche. Nous savions aussi que nous devions la stériliser afin d'éviter qu'elle ait une portée. Mais faute de moyens humains et de temps, nous n'avons pu mener à bien cette
tache et à la fin du printemps, nous avions revu à plusieurs reprises cette chatte blanche et tigrée, les mamelles pendante, trainant toujours autour de neuro et de l'endroit où nous
avons récupéré Indie, Loustic et Scapin.
Coup de théatre hier matin. Symphonie est là lorsque s'enclenche la discussion sur Dimitri. J'évoque Symphonie et sa portée récente, la nécessité de la stériliser et mon interlocutrice me regarde
avec étonnement. Je passe alors pour un con, vu qu'elle m'assure que Symphonie est un mâle et qu'il a été castré et identifié au printemps dernier. Symphonie est à moins d'un mètre de moi et je
peux effectivement deviner la présence d'un tatouage dans son son oreille droite.
il faut donc rebaptiser Symphonie en Symphony mais si je veux bien passer pour un con, je ne suis quand même pas fou. De plus, Dimitri + Symphony , nous avons vraiment de quoi passer pour
une équipe de bras cassés incompétents pour mon interlocutrice. En rentrant chez moi, je passe en revue les photos de Symphonie prises fin avril lorsque je l'ai aperçue avec ses mamelles
pendantes. Le résultat de mes recherches est là :
Voici donc Symphony :











Il n'y a pas que Petit Cerbère au jardin central. Boromir, Lilith, Petitjean sont là aussi. Mais dès que nous pénétrons dans l'enceinte, tout ce petit monde s'enfuie et regagne le vide
sanitaire.
Direction ensuite, le laurier central : Electron s'éloigne aussitôt...
En revanche, et bien que les gamelles soient encore pleines, Scille n'est pas indifférente à notre présence...
Mâle ? Femelle ? Nous ne le savons pas. C'est dans la cour de Médecine B interne, là où l'année dernière sont nés Maïko et Silence, que Faenor a élu domicile depuis septembre. Nous l'avons
photographié(e) au travers les vitres de la cour, lors d'une tentative de trappage infractueuse. Nous l'avons aussi trouvé bien fatigué. Nul doute que sous ce splendide pelage, nous ne
découvrions un petit corps ayant un sérieux besoin de se remplumer. Le (la) trapper pour stérilisation, certes, mais après ?
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