Bonjour, je suis Théoden. Je n'ai pas eu beaucoup de chance dans la vie, d'abord je suis de ces chats que personne ne remarque, vous savez, les chats sans couleur : je suis tigré. Je me suis
retrouvé sur le site de l'hôpital, abandonné je ne sais plus exactement comment, et puis à quoi bon me souvenir des jours heureux ?... Ils ont pris fin il y a si longtemps...
Heureusement, sur le site de l'hôpital, j'ai rencontré des personnes qui ont pris soin de moi, qui m'ont donné à manger. Mais moi ce que je voulais de tout mon cœur c'était une famille, un
endroit où je pourrais vivre en paix, sans bagarre, sans voiture, sans saleté. Un endroit où je pourrais profiter de ma vie de chat...
J'ai souvent pleuré devant les services de l'hôpital, mon miaulement faisait de la peine à beaucoup de monde. Irène et Nathalie, les infirmières, me nourrissaient avec des bonnes choses, c'est
vrai, mais lorsqu'elles partaient le soir, c'est seul que je finissais ma nuit, seul à trembler de peur et plus personne n'était là pour entendre mes sanglots...
J'ai continué ma vie à l'hôpital, j'étais de plus en plus fatigué, j'avais de plus en plus de mal à marcher. Je ne me berçais plus d'illusion, et si parfois je pleurais quand on venait me voir,
essayant de partager ma souffrance, je savais au fond de moi que je mourrais à l'hôpital...
Et puis hier, tout a changé.
On a mis une trappe devant l'endroit où je vis. J'avais déjà vu beaucoup de mes copains chats partir dans cette grande boîte, mais elle ne venait jamais pour moi... Cette fois-ci pourtant, ça
semblait être le cas. J'ai réfléchi quelques minutes et puis je me suis lancé. Après tout, rien ne pouvait être pire que l'hôpital et puis, j'étais si fatigué, si las de cette vie, j'avais si
faim... Je me suis avancé pour manger et dans un bruit sec, la trappe s'est refermée...
Je ne me souviens plus trop de ce qui s'est passé ensuite. Je me suis réveillé un peu groggy dans une salle toute blanche. On m'a regardé sous toutes les coutures, on m'a soigné, je me suis
laissé faire, résigné...
Ensuite on m'a remis dans une voiture, est-ce qu'on allait me ramener à l'hôpital ? Tout sauf ça ! J'ai miaulé, j'ai supplié, je préférais encore rester dans cette chambre blanche, plutôt
que de retourner dans cet enfer !
Mais la voiture a continué son chemin.
Elle s'est arrêtée, on m'en a sorti et une porte s'est ouverte. Derrière cette porte, les yeux remplis de larmes, m'attendait une personne à la voix douce, attentionnée. Elle m'a tout expliqué
:
Il paraît que maintenant, je vais être heureux, qu'elle ne peut pas me garder mais que dimanche, je vais partir en train faire un long trajet... Elle m'a raconté que des tas de gens
s'étaient mobilisés pour moi, que depuis une semaine j'étais la priorité de l'association ! Qu'on avait tout fait pour que je sorte de l'hôpital, puisqu'on avait enfin réussi à me trouver une
maison. Un co-voiturage avait été organisé, une personne allait même me garder sur Paris une nuit et une journée pour que je me repose, ensuite je referais un peu de route...
Autant de monde qui s'inquiétait pour moi ?... Je n'en croyais pas mes oreilles, je me sentais si seul à l'hôpital, abandonné, sans savoir qu'en réalité, des anges gardiens veillaient sur moi... On m'attend dans un endroit fabuleux : "Au Bonheur des Chats", ça s'appelle. C'est une maison où on prend soin des chats abîmés par la vie comme moi.
Je suis fatigué, j'ai envie de dormir mais j'ai peur de fermer les yeux : et si tout ça n'était qu'un rêve ?... Et si en me réveillant demain, tout avait disparu, et que je me retouve dans mon
vide sanitaire, à nouveau seul ?...
Ce matin j'ai attendu quelques minutes avant d'ouvrir les yeux. C'est la gentille voix douce qui m'a donné le courage de regarder : rien n'a disparu, je suis au chaud sur une couverture
moelleuse, j'ai à manger, à boire et des caresses...
Tout au fond de mon cœur, un sentiment que je pensais éteint, enfoui depuis si longtemps, s'est reveillé : l'espoir... Je vais donc enfin être heureux...
Les deux chatons de Sôma se sont laissés amadouer par la patée, et sont finalement rentrés dans la trappe... Merci à Nathalie qui les accueille chez elle jusqu'à jeudi, jour où je les emmenerai
vers leur famille d'accueil. Merci à Natacha d'avoir recruté cette FA !
Demain, espérons que quand j'y retournerai, Sôma elle-même cèdera enfin, et acceptera qu'on la trappe, elle qui fait portée sur portée, dont il faut qu'on fasse opérer son kyste, Sôma qui mérite
mieux que, grivoisement, de s'offrir au premier venu le temps des chaleurs venues...
Unissez vos pensées positives aux nôtres pour qu'elle se rende compte de ce qu'on veut lui offrir ! Elle qui est une des dernières chattes entières sur le site. Elle qui est le symbole de notre
but vis-à-vis de l'hôpital : l'enrayement de la prolifération des chats.
Cela ne voudra pas dire bien sûr que notre action sera terminée, mais une fois les femelles restantes toutes sterilisées, nous n'aurons plus qu'à nous occuper d'un nombre restreint et surtout,
stable, de chats.
Les premiers chatons de l'année viennent de pointer leur nez. Dans la courette de gastro, comme d'habitude, et la mère en est Soma,... comme d'habitude.
Si nous allons trapper ces chatons ? La logique voudrait que oui. Notre mission aussi. Sauf que nous n'avons pas de famille d'accueil disponibles à ce jour, pas beaucoup de disponibilité non plus
pour être sur le terrain.
Toujours la même rengaine : manque de bénévoles, manque de familles d'accueil.
En étant pessimistes, on dirait : et puis l'été arrive, et on l'a vu l'année dernière, guère propice aux adoptions. Et en septembre, un chaton de mars aura six mois, et là aussi, on
connaît la rengaine.
En étant optimistes, on dira que nous nous sommes déjà trouvés dans de telles situations, et qu'après le blocage, l'embellie a toujours été au rendez-vous.
Souhaitons qu'il en soit encore de même pour ce qui sera la troisième saison des chats de l'hôpital.
Une pensée pour Poulbot, en SOS, Vénus-Poupine et notre Barnabé, qui eux attendent toujours leur famille.
Si nous sommes tous heureux de voir sur ce blog les chats qui sont aujourd'hui dans leur famille, nous ne devons pas perdre de vue le but de notre association : donner une chance à ceux qui sont encore là-bas.
C'est pour eux que notre association existe, c'est encore pour eux que des personnes fabuleuses comme Irène ou Nathalie passent des heures tous les jours à l'hôpital, en plus de leur travail, à
nourrir ces chats, les soigner et surveiller si tout le monde va bien.
C'est aussi pour ces chats que les bénévoles passent des journées entières, quelque soit le temps, à attendre devant une trappe, à retenir leur souffle quand enfin un chat s'approche. Et
puis les jours où la chance n'est pas là, à se résigner et à rentrer chez eux avec cette trappe vide.
Pour ensuite passer la nuit à se repasser les images de cette journée en pensant "Et si j'avais posé la trappe à un autre endroit ? Si j'avais mis plus de thon ?" Et ce sentiment qui vous serre le cœur d'avoir failli...
Ces chats, en voici quelques uns ; les habitués du site les reconnaîtront :
Trois heures de trappage en cette fin d'après-midi. Soma et Plume en priorité, comme d'habitude. Nourrissage d'abord car cette semaine, aucune de nos infirmières n'est présente sur le site.
Bonjour à Eliott en passant : il a droit à de la pâtée, ainsi que cette minette malade que je n'avais pas vu depuis des semaines et qui désormais est d'une affligeante maigreur.
De leur côté, Gala et Claudel accourent. Cela fait du bien de les revoir, ces deux inséparables : eux aussi auront droit à leur sachet fraîcheur : c'est dimanche non ? Plaisir aussi de revoir
Scille, toujours si mignonne : une de celle qui n'aura pas eu de chance, trappée et stérilisée qlors que nous n'avions pas de famille d'accueil. Quant à Plume, elle fera le numéro
habituel.
Pourtant, elle a bien envie de rentrer. Deuxième cage installée aux lauriers puisque c'est là que tout se passe. Je m'éloigne un peu, histoire de la laisser tranquille. La nuit commence à tomber.
Puis je reviens sur mes pas : Plume est dans la cage d'acier, celle dont le déclencheur est le plus sensible. Elle avance... Et puis, dans un vacarme impossible, un énorme chariot de
poubelles sort de la réanimation, là où travaille Bernadette. Plume sort de la cage en détalant. Surprise, un chat fait de même depuis la cage en bois. Trappage raté.
Lorsque les poubelles sont vidées dans les containers et que le chariot s'éloigne, le calme revient et l'obscurité s'accentue. Bref, il faut remballer. Plume revient suivie, par l'autre
chat qui grimpe sur un muret. Je tombe en arrêt. J'ignore qui elle est. Une chatte minuscule. Est-il possible que cette beauté ne soit qu'une chatonne, tant elle semble petite. Mais quelle
merveille ! Elle n'est pas vraiment tigrée, sa robe rappelle celle de Salomé, la mère d'Hannibal et Salambô, qui avait donné son lait à un petit chaton perdu nommé Electron...Silice, en
plus clair, en plus petite, mais avec un regard différent, tout de tendresse et d'innocence. Une petite minette qui réconcilierait les plus réfractaires avec les chats tigrés, qui on le sait,
n'ont hélas guère la côte chez les adoptants potentiels.
Faut pas la laisser là... mais d'autres chats arrivent : un petit mâle tigré, non castré qui boitille, un beau rouquin. Quand la nuit tombe, les chats de l'hôpital sont de sortie...
Je sais très bien comment tout cela va finir : ce sont ceux que nous ne voulons pas trapper parce que nous n'avons pas de familles d'accueil pour eux, qui vont se laisser prendre.
Trapper pour stériliser puis relâcher. Je n'en peux plus de ces solutions batardes qui nous ont fait relâcher Saskia, Scille, Solstice, Sicile... Alors on remballe. La cage d'acier d'abord, qui
part dans le coffre de la voiture. Plume me suit. Je reviens chercher la cage de bois. Mais le battement de mon coeur s'accélère... Elle est là, la toute petite.... Elle entre... elle mange le
chemin... elle avance... s'enfonce, vaincue par la faim ou plutôt, par la gourmandise... Tout cela n'est guère raisonnable. Si la trappe se ferme, qu'allons nous en faire ? Nous n'avons
aucune place pour elle. Mais en même temps, comment relâcher une telle beauté qui ferait se damner tous les Saint chats du Paradis ?
Mais je suis que je suis vaincu. Le coeur est accroché, la raison a perdu, d'avance : trop douce, trop belle, trop tendre, trop innocente, trop petite. Interminables minutes, et ce
déclencheur qui ne bouge pas... Et puis, enfin, le bruit libérateur. La ch'tite est dans la cage.
C'est Nath qui la conduira demain chez le vétérinaire. Que s'est il passé ? je ne sais pas. Cette petite minette est elle comme je l'ai vraiment vue ? Mais oui. Elle est comme je l'ai
vraiment vue. Nath tombe aussi sans combattre, et les mots sont les mêmes : minuscule, innocence, tendresse, beauté, merveille...Et pour que Nath soit soufflée...
Nailis,sa fille, a décidé qu'elle s'apellerait CADENCE.
Cadence sera stérilisée demain.
Après ?
Il ne nous restera que quelques heures pour savoir ce que nous faisons d'elle...
Tous nos lecteurs qui nous suivent et nous encouragent depuis août 2007, date des premiers articles de ce blog savent que notre action est toujours passée par des hauts et des bas, des
périodes d'incertitudes, parfois douloureuses, succédant à des périodes de bonnes nouvelles.
Après les très belles adoptions de Liebe et de Némésis, le trappage inespéré de Cristal, nous voici à nouveau entré dans le creux de la vague.
Sur le terrain, les trappages sont difficiles. Soma se régale au travers des barreaux de la cage de trappage, des mets succulents que nous plaçons en guise d'apât. . Plume parvient également à se
régaler sans actionner le déclencheur. Au moins ces deux-là ne craignent elles plus la cage de trappage puisqu'elle est devenue synonyme de festin.
En même temps, on se dit : les trapper, mais pour les mettre où ?
Mais les inquiétudes viennent d'ailleurs. De cette portée dont deux petits noirauds avaient été adoptés par deux infirmières il y a quelques temps, mais dont frère et soeur, longtemps à
l'abris , un roux et une écaille de tortue ont enfin pointé le bout de leur nez : ils ont désormais six mois. Ne parlons pas de la "saison des chatons" qui s'annonce et qui sans doute nous
réservera bien de mauvaises surprises. Ni de l'accueil nécessaire de Teffinou, qui à ce jour demeure toujours en suspend, malgré la proposition de Julie sur Chambéry.
Et pour couronner le tout, des problèmes vétérinaires sont survenus, auxquels nous n'avions guère été confrontés jusqu'à présent.
Isola, en accueil de préadoption chez Jane à Sète s'est révélée aussi caline qu'annoncé mais a traduit sa joie de vivre par un comportement joueur de véritable chatonne qui a surpris et parfois
inquiété Jane. Si son otite est guérie, la question du polype est toujours d'actualité et nous demeurons donc dans l'incertitude et dans l'attente d'une récidive, afin de mesurer la nécessité
d'une opération dont le post opératoire est plutôt lourd.
Et puis il y a Geisha, la petite soeur des si heureux Patoucha et Grisbi, qui cherche sa nouvelle famille à cause de problèmes de propreté : le premier cas sur notre
cinquantaine d'adoptés. Un prochain article lui sera consacrée. Nous ne savons pas à cette heure où cette petite écaille de tortue pourra trouver un refuge provisoire. Aucun
jugement intempestif sur ce retour ne sera toléré sur le blog.
Depuis le début de notre action, nous essayons d'être transparents sur nos décisions. La situation actuelle vient d'être présentée et chacun comprendra que dans ces conditions, il est inutile
d'envisager des solutions heureuses à toutes les situations délicates auxquelles nous devons subitement faire face.
L'un des chats de l'hôpital est passé inaperçu sur ce blog : d'ailleurs, il n'a même pas de nom. Il s'agit d'un compagnon d'Elliott et de Perplexe et de notre si regretté Lucius,
photographié ici à l'arrière-plan avec Perplexe
Depuis plusieurs semaines, Geneviève et Irène nous demandent d'intervenir pour mettre fin à ses souffrances. Ce chat a considéablement maigri, s'alimente difficilement et tous les symptomes
nous conduisent à diagnostiquer une calicivirose, que très peu de vétérinaires savent dans certains cas soigner, notre vétérinaire principal, le docteur IIla de la clinique
vétérinaire Médipole de Cabestany, sous certaines conditions, étant de ceux là.
Il nous est hélas impossible aujourd'hui de tenter un trairement sur ce pauvre chat. Il ne nous reste plus pour lui que deux uniques solutions : le laisser crever dans un coin, ou le
trapper pour qu'il puisse s'en aller dignement. Nous avons opté pôur la seconde solution. Pour la première fois depuis juillet 2007, depuis le tout petit Moîse, nous sommes confrontés à cette
atroce solution consistant à faire rimer protection animale avec EUTHANASIE.
Voilà fait le bilan en ces premiers jours du printemps 2009. Le pire pourtant est à venir, ce dont nous vous informerons dans le prochain article.
Un petit point concernant nos actions et les chats de l'association :
Deux de nos protégés sont en cours d'adoption. Il s'agit de Liebe et de Némésis.
Liebe doit rejoindre la famille de Michelle près de Toulouse dès qu'elle aura vu le vétérinaire ( test et primo vaccination) et que les modalités de son transfert auront été réglées.
Némésis doit également rejoindre sa nouvelle maison, mais le covoiturage n'est pas encore calé.
A l'adoption, Barnabé et Hephastion, pour lesquels nous n'avons pas encore de propositions.
De même, nous recherchons un accueil définitif pour notre Eliott, qui n'a que 9 ans mais que l'errance a bien fatigué. Nous aimerions le savoir au chaud et à l'abris pour une douce fin de
vie.
Cristal est à l'abri chez Natacha. Sa socialisation sera sans doute assez longue. Cristal n'est donc pas à l'adoptio pour le moment. Pour les plus anciens fidèles de ce blog, Cristal est une
vieille connaissance. Nous avions presque fini par accepter l'idée que nous ne pouvons plus rien pour elle. Et Cristal a été trappée alors que nous avions presque renoncé.
Nous recherchons également des familles d'accueil pour accueillir nos urgences. Il est possible que dans les jours qui viennent, nous ayons à séparer Tichou et Teffinou qui n'ont guère progressé
dans leur relation à l'humain. Il n'y a pas de raison que ce qui a été réussi pour tous les autres matous de l'hôpital ne le soit pas pour eux.
Notre priorité sur le terrain est le trappage de Soma, mère d'une dizaine de nos adoptés. Nous ne souhaitons pas la relâcher après sa stérilisation et nous aurons besoin d'une famille d'accueil.
Là encore, pourquoi Soma ne connaîtrait pas à son tour ce que ses chatons ont connu ?
Avec Poulbot nous avons été conduit à prendre en charge un chat des rues sans relation avec l'hôpital de Perpignan. Poulbot est toujours en accueil chez Lauriane à qui je veux ici tirer mon
chapeau pour sa patience, son dévouement et son investissement, afin de rendre possible la cohabitation entre le matou et Luna, son pépère chien.
Nous navigons un peu à vue, mais avec l'espoir de la réussite. Le sauvetage de Poulbot n'aurait pas été possible sans ses parrains et marraines : nous pouvons leur dire que Poulbot profite
pleinement de l'arbre à chat que leurs dons nous ont permis de lui offrir
Le cas de Poulbot nous conduit à ces autres matous en détresse qui nous sont signalés un peu partout dans le département et que nous ne pouvons hélas prendre en charge. Toutefois, nous
ne pouvons demeurer indifférents à certaines détresse. C'est la raison pour laquelle nous souhaiterions prendre en charge un ou deux chats Fiv qui nous ont été signalés. Merci à tous ceux qui
accepteraient d'accueillir un de ces déshérités parmi les déshérités de nous contacter.
Notre association est en cours de restructuration, notamment sur le plan administratif. N'hésitez pas à nous rappeler ou à adresser un courriel, si vous n'avez pas obtenu réponses à une de vos
demandes.
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