Dimanche 29 juin 2008

Avez-vous remarqué cette nuit, l'étrange phénomène ? Ce petit coin de ciel qui subitement s'est illuminé de milliers et de milliers d'étoiles, qui se sont mises à briller avec une telle intensité, que de mémoire d'hommes, on n'avait jamais vu cela ?
En regardant une vieille carte du Ciel, je me suis aperçu que cela se passait en cet endroit de la galaxie où les vieilles légendes situent le Paradis des chats. Je me suis endormi en pensant à mes petits anges disparus, et durant mon sommeil, j'ai tout vu et tout compris.

C'est qu'au Paradis des chats, se prépare la plus belle des fêtes. Une fête comme on n'en a jamais connu, et comme on n'en connaîtra plus. L'arrivée de  Minou (vous, vous souvenez du roi Minou, notre héros de Noël ?) s'est répandu comme une trainée de poudre dans tout le Paradis. Aussitôt, tous nos petits disparus ont cessé leurs jeux, interrompu leurs siestes, et se sont précipités vers l'entrée de leur jardin d'Eden, vers la grande prairie où commence le Pont de l'arc en ciel, là où se tiennent leurs grandes assemblées. Ils sont venus des quatre coins de leur nouveau domaine, et ils étaient tous là, tout excités, s'interpellant les uns les autres en disant : "Minou arrive, Minou arrive !". C'est Ozzy qui présidait cette grande Assemblée extraordinaire de nos petits Anges, assisté de Néro et Jack, les petits cœurs de Laetitia, et ils eurent bien du mal, tous trois, à calmer toute cette effervescence. A l'unanimité et sous les acclamations, il fut décidé que pour la première fois depuis le paradis des chats existe, pour la première fois depuis le début des temps, nos petits disparus auraient un Roi, et que ce roi serait Minou. Et qu'il fallait donc l'accueillir comme il se devait.

Depuis, le Paradis des chats est en ébullition. Tous s'affairent pour la longue fête qui se prépare car tous ont conscience qu'il faut qu'elle soit à la hauteur de l'événement. Aussitôt, des émissaires ont été désignés. Nesquick et Polochon, les anciens protégés de Caro sont partis vers le paradis des chevaux, annoncer la grande nouvelle et lancer les invitations. Le beau Roméo, ancien de la Maison de l'Espoir retrouvé est parti vers le paradis des toutous,  Chouchen et Milord, les "enfants" de Marcelle vers celui des oiseaux, mon Teuteusch et mon Pouf ont été envoyés en mission auprès de la Reine des abeilles, Isora et Waldo, anciens de Saverne, vers celui des petits lapins nains. Même les éléphants enverront une délégation.
Depuis, tous ce petit monde s'affaire dans la joie et l'allégresse pour la grande fête. Les oiseaux préparent le plus beau des carrousels des airs. Ils participeront aussi au grand concert dont le clou sera probablement le concerto pour trompes que les éléphants ont promis. Un concert dont l'organisation a été confié à Sole Mio, un autre ancien de Saverne. Les abeilles sont en train de sélectionner le meilleur de leur miel, et les écureuils, les plus belles de leurs noisettes, pour les offrir au roi Minou ! Quant à nos matous, ils nettoient les gamelles en argent qui ne servent que pour les grandes occasions et préparent le palais féérique où résidera désormais leur Roi, sous la direction avisée de Xenthi et de Jerry qui a depuis longtemps oublié ses onze vaines années de refuge. C'est le petit Elliott, dernier arrivé au paradis des chats qui a été choisi pour remettre au Roi Minou, la clé en or du Paradis. Quand à Pacman et Moïse, nos petits chatons de l'hôpital trop tôt disparus, ils sont bien fiers de s'être vus confier l'organisation des feux d'artifices
Les minettes dans tout ça ? Oh ! les minettes sont toutes à leur toilette. Et cela se comprend : car au 7e  jour de la fête, l'ultime jour, le Roi Minou devra choisir sa reine. Pauvre petit père ! il en aura bien du mal. Car elles seront toutes là : Mousi, Zebra, Valentine, anciennes pensionnaires de Saverne, Fripouille, la minette de Gabrielle, notre vieille Mazurka, Solstice et la petite Tagada, pour qui l'hôpital de Perpignan n'est plus qu'un bien lointain souvenir, Fanny et Caline de la maison de l'Espoir, Ritournelle et Princesse, les anciennes minettes de Marcelle, ma Claire et ma Choupette, ou encore Kitty, le petite minette d'Emilie ou la Pépette de Catherine. Il se chuchote même que ma Tazoue et ma Pinup sont dans les favorites ! En tous cas, toutes savent que c'est par leurs qualités de cœur qu'elles seront choisies par Minou. Pourrait-il en être autrement pour un petit protégé de Danielle ?

La plus inoubliable des fêtes se prépare. Ils sont si fiers de leur nouveau Roi. Et ils savent tous qu'ils leur faudra être à la hauteur, pour prendre désormais, auprès de Minou, le relais de sa si extraordinaire maman. Là est le plus gros défi qu'il se promettent tous de relever…

Je crois qu'on peut leur faire confiance…Seule Duduche, cette autre ancienne de Saverne semble en retrait. De là-haut, elle contemple ce minuscule petit bout de Terre où elle et tous nos matous disparus ont vécu, souffert et aimé. Mon beau Boy, qui en pince un peu pour elle, est venu un instant lui tenir compagnie. Elle semblait si triste  et si sage à la fois.

A quoi penses tu Duduche ?

- Je pense que nous sommes tous si heureux d'accueillir notre Minou. Mais je pense aussi que sur ce petit point, là en bas, ce petit point que nous avons tous connu, il y a quelqu'un que je connais, quelqu'un qui pleure, quelqu'un qui a mal, très mal et qui malgré tous les témoignages de sympathie qui affluent vers elle, se sent si seule et si perdue. Quelqu'un que je connais et à qui j'aurais tellement envie de dire : sèche tes larmes, ne t'inquiètes pas pour lui, il est maintenant avec nous et nous en prendrons soin. Si seulement, elle pouvait savoir cela ?

- Oui. tu as raison Duduche, mais je te promet qu'elle le saura, d'une manière ou d'une autre, elle le saura. Mais que veux tu, ils sont comme ça les Humains de cœur ; ils se refusent à voir  la fragilité de toutes les choses de leur monde, ils se refusent à comprendre que l'on ne doit rien garder, que l'on ne peut rien saisir, que tout leur coule entre les doigts, que tout ce qu'ils cherchent à prendre se dissout toujours, un jour ou l'autres, que tout s'évanouit comme une vapeur ou un rêve,  et que c'est le coeur et les mains légères qu'il leur  faut savoir tenir et prendre, mais aussi, tenir et rendre…Allez, viens, rejoignons les autres et allons accueillir notre Roi …

 

En hommage à Minou, le blog des chats de l'hôpital s'arrête et ne sera pas mis à jour dans les prochains jours.

par Eric publié dans : In memoriam
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Dimanche 8 juin 2008

"Notre petite Caline s'est endormie définitivement dans les bras de Laure, au soleil sur le pas de la porte.
Encore une fois nous regrettons de ne pas avoir su faire mieux, de ne pas avoir pu prolonger sa vie plus longtemps, de ne pas avoir eu le temps de lui faire découvrir l'été à la campagne, la douce chaleur au petit matin, le chant des oiseaux qui s'éveillent à la vie, l'odeur des fleurs écloses. Toutes ces choses qu'elle n'a pas connu en appartement. C'était ce que l'on pouvait faire de mieux pour lui faire oublier la séparation d'avec sa maîtresse qui pour des raisons sérieuses de santé ne pouvait plus s'en occuper et nous l'avait confié.

J'en profite pour parler des chats d'appartement dont les maîtres nous contactent, parce que, pour une raison ou pour une autre, ils veulent s'en séparer.
Les chats sont des animaux particulièrement sensibles. Dans l'ensemble, ils n'aiment pas le changement. C'est pour cette raison que nous prenons rarement des chats d'appartement. La plupart de nos chats viennent de la rue. Certains y sont nés, d'autres y ont été abandonné. Mais quand ils arrivent dans l'association, ils ont déjà connu le pire, et ont surmonté les épreuves. Ils sont très heureux de pouvoir poser leur "bagage", de pouvoir se reposer et de ne plus se demander comment trouver le prochain repas.
Mais surtout ils connaissent la vie en communauté et ont appris à l'apprécier.

Quand nous avons pris des chats d'appartement, c'est parce que nous avons jugé que pour ces chats c'étaient la meilleure solution. En tout cas la moins mauvaise. Et à chaque fois le chat a du faire preuve de beaucoup de courage pour s'adapter à sa nouvelle vie...
Une fois que les chats ont surmontés tout ça, après ils sont très heureux. C'est une juste compensation.
Car les chats aiment vivre en groupe, c'est spectaculaire de voir le changement de comportement quand le chat retrouve son identité de "chat", tout en restant très sociable et en demande d'attention.
Mais pour en arriver là il faut apprendre à canaliser sa peur de l'autre, accepter de partager, faire confiance à l'inconnu, se réadapter. Certains chats n'y arrivent pas, ils sont tellement affectés par ce changement que ça les rend plus vulnérables, certains peuvent même déclarer une PIF dû a ce grand stess.

Aussi je voudrais dire aux personnes qui envisagent de se séparer de leur animal après Xtemps de vie commune, de bien réfléchir s'il n'y a pas une autre solution. Car l'animal souffrira toujours de cette séparation et plus il sera âgé, plus cela sera difficile et perturbant pour lui. "

Toute l'équipe et les amis de SOS chats de l'hôpital adressent à Liliane et à la Maison de l'Espour retrouvé , durement touchée durant ces derniers jours, leurs plus fortes marques de sympathie.

http://maisondelespoir.free.fr/nouvelles.htm


par Eric publié dans : In memoriam
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Mercredi 4 juin 2008

 


Je suis venu en étranger. Et pour presque tous, je suis parti en étranger. Tel est notre sort, à nous, les parias positifs. Comme tous les malheureux, nous nous laissons leurrer volontiers par quelque chimère, qui par delà le froid, la nuit, l'angoisse, nous promet un abri chaud et clair, et dans cet abri une âme accueillante. L'espoir d'un bref accueil en somme, car nous savons que nous ne nous attarderons pas longtemps, un espoir qui pour l'écrasante majorité d'entre-nous, s'évanouit bien vite, chassé par ces portes qui se ferment une à une et ces chiens qui hurlent devant les maisons de leurs maîtres.
Toi pourtant, tu m'as ouvert ta porte, tu m'as ouvert ton cœur. Pardonne-moi les soucis que je t'ai causés en embêtant Lilou. Tu sais, je n'avais que 10 mois et je n'avais jamais connu l'amour, et à mon âge, il est bien difficile de comprendre combien ce bien est précieux. Pardonne-moi de t'avoir fait douter de moi et merci de m'avoir repris, passés le doute et les jours d'isolement pour ce qui sans que nous le sachions furent mes derniers jours. J'espère que tu ne m'en veux pas trop, si à cause de moi, tu as été salie.

J'ai dû me mettre en route, sans choisir le moment. Je me suis retrouvé d'un coup, bien seul dans l'obscurité, mais un rayon de lune m'a tenu compagnie et m'a montré le chemin, et me voici à présent dans la verte prairie, là où est l'Arc-en-ciel, et où je te le promet, je t'attendrais le temps qu'il faudra, pour que continue notre histoire.

Tu sais, je ne veux pas troubler tes rêves, ce serait dommage pour ton repos. Je voulais partir doucement, sans que tu entendes résonner mon pas, je voulais fermer doucement la porte, juste en écrivant un petit mot pour toi, afin que tu puisses voir, que j'avais pensé à toi.

Les choses ne se sont pas passées ainsi et je suis parti dans tes bras. Je ne sais pas pourquoi je me suis senti aussi las quand je me suis étendu pour me reposer, quand mes pattounes ont réclamé le repos. Mais je sais que mon cœur, habituellement si sauvage et si fort dans la lutte et la tempête, a  senti venir l'accalmie. J'ai fermé les yeux, mais lui continuera de battre, aussi brûlant, en t'attendant.
Je penserais à toi quand je verrais l'éclat du soleil. Je penserais à toi quand la lueur de la Lune se reflètera dans les sources. N'écoute plus pleurer ton cœur, fais la sourde oreille, n'entends pas sa plainte : les plaintes sont pour les fous.
Pour nous le soleil s'est couché, mais les étoiles se sont élevées. Tu me manques déjà, mais je sais qu'un jour, nous serons réunis, joyeux, et que nous entrerons ensemble dans l'éternelle vie, riant du vent et de la tempête. Là où je suis aujourd'hui et où tu me rejoindras un jour, je sais que nous serons des dieux et que plus rien ne nous séparera. Qu'il en soit donc ainsi, puisque nul Dieu ne veut plus régner sur cette terre que j'ai quitté hier.

 

"A toi Elliot, trop tôt disparu.

Mon petit papillon, tu as fait un bref passage sur terre, mais tu es devenu maintenant une belle étoile qui illumine le ciel.

Tu resteras à jamais dans mon coeur."
Anouck...

par Eric publié dans : In memoriam
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Lundi 28 avril 2008

Nous l'avions baptisée Mazurka. Mais cela faisait 14 ans qu'elle répondait au nom de Pomponette.
Pomponette ? La doyenne des chats de l'hôpital. Son univers se limitait à une petite courette en ciment et à un vide sanitaire. Mais elle y était choyée, protégée et nourrie quotidiennement. Pomponette était une solitaire, elle aimait dormir sous un rayon de soleil.  Quatorze années de vie, tranquille sans pouvoir imaginer sans doute qu'une vie de chatte cela pouvait-être autre chose. Sans le dévouement du personnel qui s'est occupé d'elle durant ces années, Pomponette serait partie bien plus tôt.
Elle a été vue dans sa courette au tout début de l'hiver. Son dernier hiver. Qui sait ? Pressentait-elle que ce serait son dernier hiver ? A compter de septembre, il n'y aura plus personne en ces lieux pour nourrir quotidiennement les chats. Et le prochain hiver, les premiers coups de pelleteuses commenceront à détruire le lieu. Que serait alors devenue Mazurka ?
Mazurka n'est plus réapparue depuis ce dernier jour. Elle repose désormais dans les sous-sols, comme tant d'autres qui n'ont pas eu sa chance, et là où elle avait toujours vécu. Quelque chose me dit qu'elle s'est endormie tranquille, même si elle n'a eu personne pour lui fermer les yeux.
Dors Pomponette, tranquille, dors... tu restes à jamais dans le coeur de bien des gens... 
par Eric publié dans : In memoriam
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Samedi 19 avril 2008
Beaucoup de personnes m'écrivent après avoir découvert ce blog. La plupart ont un animal qu'elles aiment profondément, sans être pour autant investies dans la protection animale. Elles me disent tout en ignorer, découvrant ainsi au fil des articles, une réalité souvent bien sombre et éprouvante, à cent lieues de la relation affective qu'elles ont construite avec leur chien ou leur chat, et bien éloignée de l'image idyllique que véhiculent certaines émissions de télévision consacrées à nos petits compagnons.
Pour nous qui en revanche, savons que les animaux euthanasiés dans notre pays, victimes des abandons, de leur ravalement au rang de bien de consommation, de maltraitance, se comptent par centaines de milliers chaque année, pour nous qui tentons avec des moyens dérisoires de faire face à tant de souffrance et de misère cotoyée au quotidien et qui en venons si souvent à douter du sens du mot "humain", pour nous qui avons parfois tant de mal à nous blinder pour pouvoir continuer ce combat, pour nous qui connaissons les situations de détresse matérielle et morale des refuges submergés par les arrivées de plus en plus massives d'animaux, le risque est grand, une fois accepté à contre-coeur l'idée que NOUS NE POUVONS PAS TOUS LES SAUVER, de l'endurcissement, de l'acceptation de l'irréparable.

Perdre la faculté de s'émouvoir sur chaque vie qui s'en va, est le plus grand danger qui puisse menacer le monde de la protection animale.

Les larmes que j'ai versé hier soir à la lecture du témoignage de Jane, bénévole dans un refuge, m'ont confirmé que de mon côté, je n'ai rien perdu d'une telle faculté, en dépit des doutes qui m'assaillent. Ce témoignage, je vous le livre, tel qu'il a été écrit. Jane, bénévole dans un refuge dont l'euthanasie n'est pas la politique, nous parle de Laius. Laius, le voila :


Un bon gros croisé briard de 13 ans, un vieux chien, que ses anciens maîtres ont un jour fini par trouver encombrant et qu'ils ont peut-être remplacé après l'avoir abandonné dans un refuge.
Laius y a passé des années sans qu'aucun adoptant potentiel ne s'émeuve de son sort et ne succombe à sa gentillesse. Sans doute, ces années de box lui ont-elles fait perdre jusqu'au souvenir d'un temps où il avait du être heureux, en famille. Avec l'âge et l'accumulation des nuits d'hiver, l'arthrose a gagné du terrain, bien douloureuse. Le refuge n'a jamais perdu l'espoir de lui trouver une petite place dans une gentille famille, au chaud, pour finir ses jours, être cajolé et moins souffrir.

Ce jeudi 17 avril 2008, Jane a écrit :

"Et bien c'est trop tard...
Laïus est bien mort au refuge, après y avoir passé plusieures années.

Il souffrait beaucoup trop ces derniers temps, l'arthrose le rongeait et aucun traitement ne venait à bout de ses douleurs...il n'arrivait plus à se lever, et restait là, en plein courant d'air....

On a donc du prendre la difficile décision d'abréger ses souffrances, car personne ne voulait de lui et qu'il ne méritait pas de mourir seul dans la douleur...

Il a donc été endormi ce matin, dans l'herbe, sous un joli soleil.
Je ne l'ai pas laissé seul, je suis restée avec lui jusqu'au bout. Je l'ai serré dans mes bras, lui disant que sa mort sera plus belle que sa vie, et que je penserai à lui quand il sera parti.

Il est parti sans douleur, son dernier souffle au creux de ma main.

Bordel, que c'est dur d'assister à ça, mais je n'avais pas le choix, je n'allais quand même pas le laisser s'endormir tout seul.
J'ai pleuré bien sûr, mais après, pour qu'il ne me voit pas.
Je sais que c'était un soulagement pour lui, mais j'en veux
A CEUX QUI ONT OSE L'ABANDONNER ET A CEUX QUI N'ADOPTENT QUE DES CHIOTS ET QUI N'ONT AUCUN INTERET POUR LES VIEUX LOULOUS COMME LUI...

Je suis démolie en ce moment, mais je vais me reprendre pour veiller avec lui sur ses compagnons d'infortune...

Allez, au revoir Laïus, ne croit surtout pas que personne ne t'aimait, car moi je t'aime et je ne t'oublirai pas.
"



En hommage à tous les vieux chiens et chats abandonnés en fin de vie, directement euthanasiés à leur arrivée par les fourrières et certains refuges et SPA...
En hommage à tous ces coeurs purs en souffrance qui se sont rattachés des années durant à l'espoir de retrouver leur maître, même infidèle, et que personne n'a jamais vu derrière les barreaux de leurs box...
En hommage à tous ces compagnons des jours heureux qui ont éclairé les dernières années de vie d'un papy ou d'une mamy, et qui au décès de leurs maîtres, ont été victimes de la cupidité d'enfants ou d'héritiers infidèles à la mémoire de leurs parents...
par Eric publié dans : In memoriam
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Dimanche 6 avril 2008

Il était arrivé dans le jardin de Caro par un froid matin de janvier, venu de nulle part. L'errance l'y avait conduit avec son cortège de misère : la faim, les vers, la gale des oreille, les puces. Non castré, non identifié bien sûr... un gentil chat qui ne savait pas ce qu'était une caresse, ni la douceur d'un foyer. Caro l'avait baptisé Polochon, un nom auquel il a rapidement fini par répondre, découvrant lentement tous les avantages de la Chattounerie, allant et venant entre le garage, les petits recoins confortables et l'extérieur. Polochon prenait des repères et découvrait affection et sécurité. Une belle histoire comme on les aime. Vendredi matin, le corps sans vie de Polochon a été découvert dans une flaque d'eau mélangée de boue et de sang, au bord de la route. Polochon n'aura connu que deux petits mois de bonheur. Il reste un souvenir, une épine dans le coeur et les sempiternelles questions sans réponses sur l'injustice de la vie, dont la première se résume en un seul mot : pourquoi ?

par Eric publié dans : In memoriam
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Mardi 4 mars 2008
couverture-helice-1-.JPG

Oh ma marraine ! Pourquoi toi ? Pourquoi elle ? Pourquoi vous deux ? Pourquoi cette belle histoire que tu vivais avec Ritournelle s'est elle achevée ? J'aimerais tant te dire les mots qui apaisent. Mais je ne suis qu'une petite chatte et je ne les connais pas. Je commence à comprendre en écoutant mon papa me parler, que ceux qui font le Bien, ne sont pas récompensés comme ils le mériteraient. Et je ne comprend pas toujours mon papa, quand il me dit que l'Amour n'attend pas de récompense... je trouve cela injuste...
Je voudrais juste t'envoyer une de mes larmes afin qu'au moment où tu la recevras, elle se transforme en une petite perle qui te rappelle combien tu comptes pour moi, te rende le sourire, ce sourire dont mes trois petits "cousins" vont avoir besoin. Car tu sais, nous sentons quand nos maîtres sont tristes...
Et puis, je voudrais te dire aussi l'histoire que m'a raconté mon papa, même si je sais que tu la connais déjà :

Il y a un pont qui relie le Paradis et la Terre.
On l'appelle le "Pont de l'Arc-en-Ciel" à cause de ses nombreuses couleurs.
Au bout du Pont de l'Arc-en-Ciel, il y a un pays de prairies, de collines et de vallées luxuriantes.
Quand un de nos compagnons décède, il va là-bas.
Il y a toujours de la nourriture et un temps printannier.
Les animaux vieux et faibles sont jeunes à nouveau.
Ceux qui ont été blessés ou mutilés sont de nouveau en pleine forme.
Ils jouent ensemble toute la journée.
Une chose manque tout de même : ils ne sont pas avec ceux qui les ont aimé sur terre.
Alors, chaque jour ils courent et jouent, jusqu'au moment où l'un d'eux s'arrête soudain de jouer et regarde en l'air.
Son nez s'agite !
Ses yeux fixent l'horizon !
Et tout d'un coup, il s'éloigne en courant du groupe, volant au-dessus de l'herbe verte, ses jambes le portant de plus en plus vite.
Il vous a vu, et, quand vous vous rencontrez, vous prenez votre compagnon dans vos bras, et vous l'étreignez.
Les bisous pleuvent sur votre visage encore et encore et encore, et vous dévisagez une fois de plus votre ami tant adoré.
Alors vous traversez ensemble le Pont de l'Arc-en-Ciel, pour ne plus jamais être séparés.

En hommage à Ritournelle, mais aussi à Nesquick, à Isora et à Duduche, qui en l'espace d'une semaine ont tous les quatre été cruellement enlevés à l'affection de leurs maîtres...

par Eric publié dans : In memoriam
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Mercredi 27 février 2008

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Plus jamais nous ne verrons Solstice roder près des cuisines, là où elle avait donné naissance à Hélice, à Eclipse, Hélice et Equinoxe, là où nous l'avions relachée le 29 août dernier, après l'avoir stérilisée. Solstice s'est hélas faite écraser en tentant de traverser la route qui sépare l'hôpital du cimetière. Eliott a ainsi perdu sa compagne. Adieu minette...

par Eric publié dans : In memoriam
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Dimanche 3 février 2008

Ozzy-3-1-.jpg

Je te pleure ce matin comme si tu avais été mien et je te pleurerais longtemps. Jusqu'à mon dernier souffle, je te porterais dans mon coeur, telle une blessure, symbole de l'injustice de la vie.
Tu es arrivé petit chaton à la SPA, beau comme un ange et le coeur pur. Si beau et si tendre que tu as vite été "réservé". Le temps de guérir de ton coryza, et la vie devait te sourire, au sein d'une famille aimante. Du moins c'est ce que l'on t'avait dit, pour que tu acceptes patiemment d'avaler tes comprimés. Plusieurs fois, d'autres personnes ont craqué pour toi et ont souhaité t'adopter, mais tu étais "réservé". Quand enfin tu as été guéri, alors que l'on t'avait promis la plus belle des vies, tu as attendu en vain que tes adoptants viennent te chercher. On n'a pas osé te dire qu'ils s'étaient finalement désistés. Ta chance était passée. Alors, toi le doux, toi le coeur tendre, tu est passé avec les grands, en chatterie où tu as cessé de plaire, déjà trop grand. Là il a fallu t'endurcir pour résister aux dures conditions de survie qu'imposent la surpopulation et la promiscuité. Le gentil Ozzy s'est mis à se battre pour se faire sa place, rongé par la détresse intérieure qu'il ne voulait pas montrer sous sa carapace de gros dur. Et le temps est passé, sans que personne ne te réclame plus. Une année entière, puis des mois. Et puis un jour, enfin, ton tour est venu. Et ton petit coeur pur a rencontré un autre coeur pur. Humain celui-là . Quel jour de bonheur pour tous ceux qui te connaissaient , toi, le "j'y crois plus", le jour où Laetitia t'as sorti de l'enfer ! Enfin, tu allais vivre la plus belle des vies. Nous ne savions pas alors, que tu étais déjà à bout. Ce bonheur que nous te souhaitions, tu ne l'auras connu que quelques semaines. Et te voilà  aujourd'hui, déjà parti, vers la lumière blanche.

Quand j'étais petit, on m'avait expliqué qu'un Dieu de miséricorde et de bonté nous avait créé à son image, qu'il fallait croire en lui, car il nous protégeait et nous aimait. On m'avait expliqué que le jour venu, nous aurions tous à lui rendre des comptes. J'ai longtemps cru en cela. sauf qu'aujourd'hui, comme Ozzy, je suis un "j'y crois plus". Et si ce que l'on m'avait dit petit, se révélait finalement vrai, alors c'est moi, qui le premier lui demanderais des comptes sur cette souffrance, cette misère, cette injustice, qu'il laisse subir aux purs. Aucun droit à la vie éternelle ne saurait  les justifier. Aucun Pont de l'Arc en ciel ne rachètera jamais les souffrances d'Ozzy. Je te promet Ozzy, le jour venu, en ton nom, je demanderais des comptes.

Ozzy-2-1-.jpg

par Eric publié dans : In memoriam
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Samedi 26 janvier 2008

papyfi4.jpg

Il a été ABANDONNE
A quoi peut donc servir un papy beagle de 13 ans qui ne peut plus chasser ?
Il voulait encore vivre
Il avait droit à une retraite heureuse.
Quand la porte de son box s'est ouverte et qu'on est venu le chercher, il était tout content et croyait venu le moment de la promenade.
Il est monté dans la camionette en remuant la queue, confiant.
il est parti pour son dernier voyage.
Il est parti pour l'EUTHANASIE

par Eric publié dans : In memoriam
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Présentation

  • : Le blog des chats de l'Hopital de Perpignan
  • hopital.chats.perpignan
  • : chats adoption Perpignan hopital protection animale chatons sauvetage stérilisation adopt loisirs
  • : Depuis de nombreuses années, des chats errants vivent sur le site de l'hopital St Jean de Perpignan. Les travaux du nouvel hopital, la fermeture systématique des lieux où ils avaient l'habitude de se réfugier et dont ils sont chassés par le biais de fumigènes, la prolifération, l'interdiction faite au personnel de les nourrir, en font désormais des animaux en survie. une poignée de bénévoles a entrepris leur sauvetage. Ce blog raconte ce sauvetage. Il est dédié à Moïse, petit chaton de 3 […]
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