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Je suis venu en étranger. Et pour presque tous, je suis parti en étranger. Tel est notre sort, à nous, les parias positifs. Comme tous
les malheureux, nous nous laissons leurrer volontiers par quelque chimère, qui par delà le froid, la nuit, l'angoisse, nous promet un abri chaud et clair, et dans cet abri une âme accueillante.
L'espoir d'un bref accueil en somme, car nous savons que nous ne nous attarderons pas longtemps, un espoir qui pour l'écrasante majorité d'entre-nous, s'évanouit bien vite, chassé par ces portes
qui se ferment une à une et ces chiens qui hurlent devant les maisons de leurs maîtres.
Toi pourtant, tu m'as ouvert ta porte, tu m'as ouvert ton cœur. Pardonne-moi les soucis que je t'ai causés en embêtant Lilou. Tu sais, je n'avais que 10 mois et je n'avais jamais connu l'amour,
et à mon âge, il est bien difficile de comprendre combien ce bien est précieux. Pardonne-moi de t'avoir fait douter de moi et merci de m'avoir repris, passés le doute et les jours d'isolement
pour ce qui sans que nous le sachions furent mes derniers jours. J'espère que tu ne m'en veux pas trop, si à cause de moi, tu as été salie.
J'ai dû me mettre en route, sans choisir le moment. Je me suis retrouvé d'un coup, bien seul dans l'obscurité, mais un rayon de lune m'a tenu compagnie et m'a montré le chemin, et me voici à présent dans la verte prairie, là où est l'Arc-en-ciel, et où je te le promet, je t'attendrais le temps qu'il faudra, pour que continue notre histoire.
Tu sais, je ne veux pas troubler tes rêves, ce serait dommage pour ton repos. Je voulais partir doucement, sans que tu entendes résonner mon pas, je voulais fermer doucement la porte, juste en écrivant un petit mot pour toi, afin que tu puisses voir, que j'avais pensé à toi.
Les choses ne se sont pas passées ainsi et je suis parti dans tes bras. Je ne sais pas pourquoi je me suis senti aussi las quand je me
suis étendu pour me reposer, quand mes pattounes ont réclamé le repos. Mais je sais que mon cœur, habituellement si sauvage et si fort dans la lutte et la tempête, a senti venir l'accalmie. J'ai fermé les yeux, mais lui continuera de battre, aussi brûlant, en t'attendant.
Je penserais à toi quand je verrais l'éclat du soleil. Je penserais à toi quand la lueur de la Lune se reflètera dans les sources. N'écoute plus pleurer ton cœur, fais la sourde oreille,
n'entends pas sa plainte : les plaintes sont pour les fous.
Pour nous le soleil s'est couché, mais les étoiles se sont élevées. Tu me manques déjà, mais je sais qu'un jour, nous serons réunis, joyeux, et que nous entrerons ensemble dans l'éternelle vie,
riant du vent et de la tempête. Là où je suis aujourd'hui et où tu me rejoindras un jour, je sais que nous serons des dieux et que plus rien ne nous séparera. Qu'il en soit donc ainsi, puisque
nul Dieu ne veut plus régner sur cette terre que j'ai quitté hier.
"A toi Elliot, trop tôt disparu.
Mon petit papillon, tu as fait un bref passage sur terre, mais tu es devenu maintenant une belle étoile qui illumine le ciel.
Tu resteras à jamais dans mon coeur."
Anouck...

Homère a passé sa première nuit à l'abri. Il a été libéré de sa cage dès hier soir, compte tenu de son caractère très sociable, confirmant ainsi qu'il a déjà connu le confort d'un foyer. il n'a
pas cherché à s'installer sur le lit et après une longue séance de calins, il a regagné de lui-même son plaid dans sa cage où il est demeuré jusqu'à ce matin. Compte tenu de la façon dont il se
jette sur les croquettes et la pâtée, il semble évident qu'il a souffert du manque de nourriture pendant sa période d'errance. Il est d'ailleurs bien maigrichon. il m'accueille systématiquement
avec des petits miaulements plaintifs, comme il le faisait à l'hôpital en cherchant à pénétrer dans les services. Les premiers contacts avec Silice, et avec Nokia mon mâle dominant ont été
furtifs et le nouveau venu n'a pas été très bien accueilli, toutefois il n'a manifesté aucune agressivité et après être resté un bon moment assis à regarder Nokia, il s'est
timidement recroquevillé en feulant lorsque celui-ci à tenté sa parade d'intimidation. Fin de l'expérience. Quant à Silice, peu satisfaite de voir cet intrus sur son territoire, il l'a
simplement ignorée. Il semble donc qu'Homère n'ait rien d'un chat dominant, mais peut être en sera t'il autrement quand il aura pris un peu d'assurance ?
Homère va vite s'ennuyer dans cet espace restreint. Nous avons besoin de trouver rapidement une solution pour lui...








On pourrait commencer avec l'histoire d'Emci, cette jolie chatte adoptée il y a quelques temps à la SPA de Saverne. On aurait pu la croire alors en route vers le bonheur. Mais la vraie
humanité ne se jauge pas aux apparences et aux sourires. Qu'a fait Emci pour mériter son sort ? Nous ne le savons pas. Ce que nous savons juste, c'est qu'Emci a été jetée de la fenêtre du 2e
étage par les monstres qui l'avaient "adoptée", qu'elle a été retrouvée dans une flaque de sang, la langue coupée, et qu'elle est aujourd'hui chez le vétérinaire, dans un état "stationnaire".
Histoire banale d'une misère animale, trop souvent ignorée, que le médias se refusent à commenter, préférant se perdre en diffusant des images anecdotiques de luxueux palaces pour animaux de
compagnie.
Nous vivons une époque où l'image a pris une importance capitale, tout en devenant totalement aseptisée : surtout ne pas choquer, ne pas trop montrer les réalités lorsqu'elles sont sordides. Ne
pas montrer, c'est ne pas voir. Ne pas voir, ne pas regarder, c'est se laisser un échappatoire pour pouvoir dire un jour "nous ne savions pas". Ne pas vouloir savoir, c'est se taire. Se
taire, c'est être complice.
Je fais ici le choix de montrer, aussi dures que soient les images, une face ignorée de la misère animale et qui met en lumière ce que l'on veut cacher : les réalités d'une "humanité"
indigne de ce nom. Qui est l'humain ? Qui est la bête ?
http://www.dailymotion.com/relevance/search/maltraitance/video/x3dh1y_fourrieres-images-dures-defenses-an_politics
http://www.peta.org/swf/fur_farm.swf
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