Le blog des chats de l'hôpital fait peau neuve.
Désormais, la nouvelle adresse est :
http://hopital-chats-perpignan.over-blog.org/
Le blog des chats de l'hôpital fait peau neuve.
Désormais, la nouvelle adresse est :
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Après dix ans d'errance sur le site de l'hôpital, Eliott, soigné et tout propre, a vite pris ses repères dans sa nouvelle maison. Et chaque soir, il escalade le lit de sa maîtresse pour dormir à
ses pieds, voir même sur son oreiller.
Une leçon pour tous ceux qui oeuvrent pour les chats des rues et qui se posent des questions quant aux facultés d'adaptation de tels chats.
A méditer...
Bonjour, je suis Théoden. Je n'ai pas eu beaucoup de chance dans la vie, d'abord je suis de ces chats que personne ne remarque, vous savez, les chats sans couleur : je suis tigré. Je me suis
retrouvé sur le site de l'hôpital, abandonné je ne sais plus exactement comment, et puis à quoi bon me souvenir des jours heureux ?... Ils ont pris fin il y a si longtemps...
Heureusement, sur le site de l'hôpital, j'ai rencontré des personnes qui ont pris soin de moi, qui m'ont donné à manger. Mais moi ce que je voulais de tout mon cœur c'était une famille, un
endroit où je pourrais vivre en paix, sans bagarre, sans voiture, sans saleté. Un endroit où je pourrais profiter de ma vie de chat...
J'ai souvent pleuré devant les services de l'hôpital, mon miaulement faisait de la peine à beaucoup de monde. Irène et Nathalie, les infirmières, me nourrissaient avec des bonnes choses, c'est
vrai, mais lorsqu'elles partaient le soir, c'est seul que je finissais ma nuit, seul à trembler de peur et plus personne n'était là pour entendre mes sanglots...
J'ai continué ma vie à l'hôpital, j'étais de plus en plus fatigué, j'avais de plus en plus de mal à marcher. Je ne me berçais plus d'illusion, et si parfois je pleurais quand on venait me voir,
essayant de partager ma souffrance, je savais au fond de moi que je mourrais à l'hôpital...
Et puis hier, tout a changé.
On a mis une trappe devant l'endroit où je vis. J'avais déjà vu beaucoup de mes copains chats partir dans cette grande boîte, mais elle ne venait jamais pour moi... Cette fois-ci pourtant, ça
semblait être le cas. J'ai réfléchi quelques minutes et puis je me suis lancé. Après tout, rien ne pouvait être pire que l'hôpital et puis, j'étais si fatigué, si las de cette vie, j'avais si
faim... Je me suis avancé pour manger et dans un bruit sec, la trappe s'est refermée...
Je ne me souviens plus trop de ce qui s'est passé ensuite. Je me suis réveillé un peu groggy dans une salle toute blanche. On m'a regardé sous toutes les coutures, on m'a soigné, je me suis
laissé faire, résigné...
Ensuite on m'a remis dans une voiture, est-ce qu'on allait me ramener à l'hôpital ? Tout sauf ça ! J'ai miaulé, j'ai supplié, je préférais encore rester dans cette chambre blanche, plutôt
que de retourner dans cet enfer !
Mais la voiture a continué son chemin.
Elle s'est arrêtée, on m'en a sorti et une porte s'est ouverte. Derrière cette porte, les yeux remplis de larmes, m'attendait une personne à la voix douce, attentionnée. Elle m'a tout expliqué
:
Il paraît que maintenant, je vais être heureux, qu'elle ne peut pas me garder mais que dimanche, je vais partir en train faire un long trajet... Elle m'a raconté que des tas de gens
s'étaient mobilisés pour moi, que depuis une semaine j'étais la priorité de l'association ! Qu'on avait tout fait pour que je sorte de l'hôpital, puisqu'on avait enfin réussi à me trouver une
maison. Un co-voiturage avait été organisé, une personne allait même me garder sur Paris une nuit et une journée pour que je me repose, ensuite je referais un peu de route...
Autant de monde qui s'inquiétait pour moi ?... Je n'en croyais pas mes oreilles, je me sentais si seul à l'hôpital, abandonné, sans savoir qu'en réalité, des anges gardiens veillaient sur moi... On m'attend dans un endroit fabuleux : "Au Bonheur des Chats", ça s'appelle. C'est une maison où on prend soin des chats abîmés par la vie comme moi.
Je suis fatigué, j'ai envie de dormir mais j'ai peur de fermer les yeux : et si tout ça n'était qu'un rêve ?... Et si en me réveillant demain, tout avait disparu, et que je me retouve dans mon
vide sanitaire, à nouveau seul ?...
Ce matin j'ai attendu quelques minutes avant d'ouvrir les yeux. C'est la gentille voix douce qui m'a donné le courage de regarder : rien n'a disparu, je suis au chaud sur une couverture
moelleuse, j'ai à manger, à boire et des caresses...
Tout au fond de mon cœur, un sentiment que je pensais éteint, enfoui depuis si longtemps, s'est reveillé : l'espoir... Je vais donc enfin être heureux...
Hier matin vers 10h, c'est une voiture très spéciale qui est partie de Perpignan. Non pas que la voiture en elle-même soit extraordinaire, mais ce sont plutôt les passagers qui étaient
précieux...
En effet René-Marc s'est proposé pour être le chauffeur personnel de plusieurs membres très importants de la famille des chats de l'hôpital ! René-Marc en effet ému par le sort de
Sonate dont il a assisté au trappage en direct, et qui devait se rendre à Paris, nous a fait la proposition inespérée de faire le détour par Lyon pour y déposer Sonate et sa chatonne...
Nous en avons donc profité pour préparer en une journée seulement le plus grand co-voiturage jamais organisé par notre association !
Mais qui donc était dans cette Cat's mobile ? D'abord il y a ceux et celles qui ont eu la grande chance d'être adoptés, et d'aller vers leurs familles qui les attendaient fébrilement :
Chloé dont l'histoire et la photo diffusées ont fait craquer Stéphanie et sa famille, un coup de cœur mais pas seulement : une vraie décision du conseil de famille de Stéphanie ; la décision
étant importante puisque Chloé sera la dernière à rejoindre le clan familial à Lyon.
Ensuite, une autre demoiselle a elle aussi fait une partie du trajet, car sur le chemin pour Paris l'attendait un autre co-voiturage jusqu'à Bourges :
Samba (maintenant Hel), avec son sacré petit caractère, a fait fondre Aurélie et va avoir un grand-frère, Orion, pour une vie de bonheur à 3...
Ensuite Punker, que Marion, laissant parler son cœur, a sauvé d'une mort certaine avec sa sœur et que nous avions donc pris en charge, a eu lui la chance de partir dans une autre très bonne
famille sur Lyon : Aurélie et la minette Leelou. On peut constater sur la photo ci-dessous qu'il a déjà tout le mobilier nécessaire à son installation !

Une porte et surtout un cœur se sont ouverts pour Samba, petite chatonne que nous avions accepté de prendre en charge pour lui sauver la vie : son petit frère n'a lui pas eu cette chance, victime
de la cruauté humaine...
Le propriétaire de la maman de Samba préférant la méthode barbare qui consiste à tordre le cou aux chatons plutôt que de stériliser la mère.
J'ai dû enterrer le corps sans vie de ce chaton sous un grand cerisier... Et ne voulant pas qu'il soit enterré sans avoir de prénom, je l'ai nommé Sakura ("fleur de cerisier" en japonais).
Quel prénom pouvait mieux honorer la mémoire d'un chaton qui n'aura fait qu'un bref passage sur cette terre, que le nom de la fleur de cerisier qui représente en
effet dans certaines civilisations la beauté éphémère ? Car cette fleur ne vit guère plus d’une semaine...
Samba, elle, a eu la chance d'être sauvée et surtout de faire battre le cœur d'Aurélie qui l'a remarquée sur une photo, puis a définitivement craqué en découvrant le caractère de notre Samba. Du
haut de ses deux mois, en digne héritière de la personnalité maintes fois décrite des écaille de tortue, cette demoiselle a déjà beaucoup de volonté ! Gageons qu'elle n'aura pas fini de faire
tourner en bourrique celui qui va devenir son grand-frère chat, Orion, et qui j'espère va vite tomber sous son charme...
On souhaite à Aurélie, Orion et Samba une vie remplie de bonheur comme toutes les belles histoires devraient l'être...
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